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Écouter la Bible

La moisson est abondante mais les ouvriers peu nombreux, dit Jésus ; nous, nous ajouterions sans doute : il faut donc travailler double, mais le Seigneur, lui, conclut aussitôt : « Priez donc le Maître de la moisson d'envoyer des ouvriers à la moisson ». : à lui seul, ce "donc" suffirait à nous enraciner dans la prière et la parole de Jésus ; sa vie, ses nuits d'oraison après ses journées d'action en sont le commentaire vivant. L'objection banale : « Ma prière va-t-elle changer quelque chose à Dieu, l'obliger à vouloir ce qu'avant il ne voulait pas ? » aide à s'établir dans la vraie perspective incomparablement plus haute.

Je ne changerai rien à Dieu, certes, mais quand je prie, je deviens instrument vivant et vrai, voulu de Dieu de toute éternité pour cette heure-là, et qui réalise à ce moment précis ce que Dieu veut être l'effet de ma prière.
Et si Dieu veut ma prière et veut qu'elle aboutisse à tel fruit, comment ne serait-elle pas efficace et sûre de son résultat ? Si donc vous, qui êtes mauvais, savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est dans les cieux en donnera-t-il de bonnes à ceux qui l'en prient ! (Mt 7,11) ; car c'est Dieu même qui le premier suscite ma prière, et me pousse secrètement à demander, chercher et frapper.
Parmi ses disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze Après cela, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller. Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez ! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. N’emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route. Dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : ’Paix à cette maison.’ S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous servira ; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu’on vous offrira. Là, guérissez les malades, et dites aux habitants : ’Le règne de Dieu est tout proche de vous.’ » Luc 10, 1-9
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